Liuba
Liuba travaille à partir de la performance pour faire interagir plusieurs langages, et créer des oeuvres multimedia.
La performance est au départ pour elle un moyen de réunir ses différents langages expressifs (image, poésie, etc). Surtout, à une époque faite de mouvement continu et d’interactions, la performance permet de créer des œuvres sans barrières ni schémas prédéfinis entre les différents langages et leurs usages. C’est ainsi que Liuba fait interagir dans ses performances son corps, des diapositives, de la musique, des poésies, des lumières, des matériaux divers, de la vidéo, etc.
Forme et contenu ont autant d’importance dans ses œuvres. Sur le fond, rébellion et libération sont les articulations principales de l’ensemble de ses œuvres, dénonciations ironiques des aliénations contemporaines. Formellement, ses œuvres partent d’une performance, dont l’enregistrement est ensuite monté très précisément en studio.
Les recherches de Liuba sont multiples et diversifiées, mais reliées par deux fils conducteurs : l’usage de son corps comme corps symbolique et la contamination des langages. Liuba représente visuellement avec son corps les messages qu’elle veut faire passer. Son corps devient «métaphore de la vie quotidienne», au-delà de son propre corps spatio-temporel.
Elle s’intéresse aussi à la contamination de l’art avec la vie et le quotidien, tout en dénonçant les schémas et les stéréotypes de la vie contemporaine. Elle entend dénoncer de manière plus ou moins légère la condition de l’homme dans la société contemporaine, dans ses lieux (la ville essentiellement) et ses aspects les plus aliénants et en même temps les plus communs. Elle cherche à travers ses actions à rendre visibles des mécanismes sociaux et personnels invisibles, tout en suggérant des issues à la "globalisation" mentale actuelle.
Le public joue un rôle essentiel pour Liuba, qui distingue dans son travail deux types de performances. Les "performances-évenements" sont des actions créées pour un public averti, attentif et en attente, qui regarde. Face à des spectateurs préparés, disposés à la participation, elle crée des atmosphères suggestives, dans lesquelles l’action se déroule avec une logique interne. Liuba attribue même parfois au public un rôle actif, l’invitant par exemple (dans Via d’uscita) à lacérer les grandes boîtes de cartons posées dans la galerie (symboles des normes et des obligations dans lesquelles nous nous débattons inconsciemment). Les spectateurs passent alors du statut d’observateurs à celui d’acteurs, à qui sont confiées non seulement l’exécution mais également la responsabilité de l’action.
Les «performances-actions» sont elles ancrées dans une réalité quotidienne, au milieu d’un public non préparé ; les lieux, les personnes et leurs réactions deviennent alors part intégrante de l’œuvre, dans un subtil balancement entre réalité et fiction, vie et art, concret et symbolique. L’action se déroule dans ce cas au milieu des gens, l’artiste se mêle à la foule, est en contact physique avec elle, se pose comme élément effectif de désorientation.
Liuba a réalisé des performances-actions à Prague, Francfort, Bruxelles, Milan, Avignon, à la Biennale de Venise, à Art Basel à Bâle et à l’Artefiera à Bologne.
Liuba distingue également deux phases dans son travail : la première est la performance même, l’acte vivant et social, le contact avec l’autre. La seconde est la phase de post-production en studio, travail lent et méditatif où les images de la performance sont travaillées, montées, devenant des œuvres vidéo autonomes, des photographies ou des installations.
Pour Liuba, le rôle de l’artiste n’est pas de changer le monde mais de produire des "objets poétiques communicatifs". Le rôle de l’art dans la société peut être un autre moyen de communiquer certes, mais c’est surtout un moyen d’objectiver la réalité, d’enquêter, d’enregistrer les dynamiques réelles sans se poser la question d’un éventuel effet sur la société.
Le travail de Liuba est toujours ambigu, propose des réponses et des points de vue multiples et instables, tout en jouant d’une ironie certaine.
Résumé des performances
Le mummie vincenti (les momies gagnantes)
1999-2000
Villa Serena, Bologna
Palazzo Marini, Rosignano Marittimo
Le point de départ de cette performance est un impitoyable compte rendu sur la situation de l’homme contemporain, emprisonné dans les grandes villes dans des rets d’habitudes, de rôles préfixés, de rapports artificiels, de conditionnements, de "cages" tellement banales qu’elles en sont devenues invisibles. Les hommes sont tels des momies, ils ont perdu le goût de la liberté, se concentrent sur leurs préoccupations individuelles.
Cette performance met en évidence cette réalité par une action très simple : Liuba est enfermée dans deux boîtes en carton encombrantes, desquelles ne sortent que sa tête et ses membres. Elle chemine à travers les rues, heurtant des passants, se posant comme un obstacle physique difficile à éviter.
La transcription du message est directe mais efficace : la performeuse suscite stupeur, gêne et curiosité des passants.
Polypolis
2000
Salara, Bologna
European Cultural Capitals 2000, Brussels, Avignon, Prague, Bologna
Liuba récupère ici le thème des Mummie vicenti pour le répéter dans diverses villes européennes, à l’occasion du projet Cafe9.net basé sur la collaboration de neuf capitales européennes de la culture 2000 (Avignon, Bergen, Bologne, Bruxelles, Cracovie, Helsinki, Praga, Reykavik et Saint Jacques de Compostelle).
Les performances sont une dénonciation du mal-être, du vide, de l’uniformisation qui gagnent les villes, organisées selon des schémas voués à la production, à la consommation et au succès.
L’analyse est étendue à plusieurs villes du Vieux Continent, et permet une confrontation des différentes réactions grâce à une vidéo installation des performances réalisées dans les diverses villes.
Via d'Uscita (issue)
2000
Fiorile Arte, Bologna
Cette performance est une exhortation pour chacun à se libérer de ses cages, en les démolissant physiquement, et à sortir d’elles, pour partir à la conquête de sa liberté et de sa personnalité.
Liuba est enfermée dans des boîtes, dont elle se libère lentement, douloureusement, avec des actions simples. Une atmosphère suggestive de lumières, d’ombres, de couleurs accentue le mystère et prolonge savamment l’attente jusqu’à ce que le corps nu de Liuba émerge des boîtes.
À la fin de la performance, l’artiste invite les spectateurs à eux-mêmes déchirer et lacérer les boîtes, conclusion symbolique de l’action.
AlphaOmega
2001
Fine Arts Academy, Bologna
Centro civico, Marano S/P
Assise sur une chaise qui lui serre les poignets et les chevilles, vêtue de blanc, Liuba simule une mort féroce et préméditée.
Sur son corps courent les images vidéo d’un accouchement, d’un début de vie hospitalier.
La découpe du cordon ombilical correspond de manière synchronisée à la meurtrière décharge électrique. Naissance et mort se superposent dans la même intensité de cris, de lumières et de sons.
Liuba mêle à la fois deux moments apparemment antithétiques, mais aussi l’actualité tragique à un heureux moment intime. Par son engagement dans la douleur elle dépasse un simple esthétisme artistique, et empêche une contemplation passive: le spectateur ne peut qu’éprouver empathie et engagement émotif.
Le drame mis en scène devient catharsis tout en poussant à une profonde réflexion sur les thématiques évoquées.
Il cieco di Gerico (L’aveugle de Jéricho)
2002
50e Biennale de Venise
Placentia Arte, Piacenza
Cette performance est une dénonciation subtile et ironique de l’hypocrisie et des stéréotypes qui se mettent en place inconsciemment et insidieusement, empêchant les personnes de « voir ».
Ainsi, les expositions d’art sont visitées mais souvent elles ne sont pas "vues". Au lieu de voir, on y va pour se faire voir.
Cette performance, au lieu de se présenter sous la forme d’un "événement" devant un public préparé et en attente, se déroule comme une "action" insérée dans la vie quotidienne, créant des contacts, des courts-circuits et des superpositions entre l’art et la vie, entre la réalité et la fiction.
Liuba porte des lunettes mastiquées de blanc, des gants blancs, et déambule dans les pavillons de la Biennale. Elle tâte les murs pour trouver son chemin, mais prend son temps pour scruter les œuvres, les observer, les admirer. Elle suscite étonnement et consternation sur son passage : qui est-elle ? voit-elle ? que voit-elle ?
Les lunettes blanches soulignent les cécités réelles ou induites, le paradoxe d’une société de l’image où la censure et la partialité rendent le voir tout autre qu’un fait automatique et naturel.
Every-Body
2004
Villa Manin, Codroipo
Cette œuvre est composée de deux éléments différents et superposés. Sur le grand écran de la salle est projeté Il cieco di Gericho, œuvre réalisée à partir de la performance de Liuba à la 50e Biennale de Venise en 2003.
En même temps, et c’est là la performance réalisée à la Villa Manin, Liuba agit dans le public, portant ses lunettes mastiquées de blanc, vêtue exactement comme dans la vidéo, créant un doublement de la vidéo dans la réalité.
Ainsi, elle transgresse volontairement une règle fondatrice du spectacle : la distinction entre le public et l’acteur, entre le spectateur et l’œuvre, entre le représenté et le regardant…
La performance se termine quand Liuba s’assoit enfin avec le public pour regarder son œuvre, ce qui soulève d’autres interrogations : quelle est l’œuvre ? quelle est l’action ? que voyons nous quand nous croyons voir ? où en sommes-nous avec notre propre regard ? qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui est fiction ? qu’est-ce qui est spectacle et qu’est-ce qui est vie ?
Rimini Rimini
2003
L’action a lieu sur la plage adriatique bondée, au mois d’août, et met en évidence de manière ironique les aspects comportementaux liés aux vacances, au divertissement, à la mode.
Les vacances peuvent être le résultat d’un choix de masse : nous rendons-nous compte d’être mis en boîte ou le choisissons-nous ? La massification nous donne-t-elle sécurité ou nous divertit-elle ? Ces interrogations et d’autres sont au cœur de cette performance, qui ne donne pas de solutions faciles, mais pose des questions sur le quotidien.
Virus
2003-2005
Artefiera, Bologna
SOFA, New York
Cette performance rend compte concrètement et ostensiblement, de manière provocatrice et ironique, des mécanismes sociaux et individuels de boulimie d’achat, dans le monde de l’art mais aussi dans la vie quotidienne.
À l’inauguration de la foire Artfiera à Bologne, l’artiste porte une robe noire couverte de pastilles rouges (symbole international signifiant que l’oeuvre est vendue), et colle une myriade de ces mêmes pastilles à côté des œuvres exposées, sous les yeux des galeristes et des collectionneurs ébahis.
Ainsi, l’artiste déstabilise le système, créant la confusion entre les œuvres vendues et invendues, ironisant sur le rapport entre valeur commerciale et valeur artistique. La pastille de vente a en effet son importance : une œuvre est jugée différemment si elle est vendue. Les pastilles rouges deviennent donc ici le symbole de l’argent et du pouvoir.
La performance Virus, réalisée au Sofa de New York, a eu des résultats et des implications différentes de celle réalisée à Bologne, démontrant comment le contexte et la performance s’influencent réciproquement. L’intérêt principal de Liuba dans cette performance est l’observation sur le plan social des réactions de ses contemporains, une sorte de point de vue anthropologique. La réaction du public est directement liée au pays, aux personnes, et à leurs enjeux économiques.
En Italie, les galeristes furent réellement ennuyés, mais il était clair pour tous qu’elle jouait avec le système artistique. Aux États-Unis la performance a provoqué stupeur, curiosité et surtout refus : la performance a d’ailleurs été interrompue par l’expulsion de Liuba (le staff de sécurité ayant passé au moins vingt minutes à lui expliquer le sérieux et l’importance des pastilles rouges aux Etats-Unis…).
Take your time
New York, Milan, Tokyo
Art Basel 2004
Cette performance est un questionnement sur la société et nos vies, le temps : prendre son temps, dans la vie comme dans l’art, au-delà de tous les stéréotypes sociaux. La lenteur devient la métaphore d’un contraste entre le temps personnel et le temps social, entre intériorité et extériorité, entre l‘être et le devoir être.
La performance consiste pour Liuba à bouger de manière très lente dans la vie de tous les jours. Les actions se déroulent dans les situations citadines les plus sujettes à l’empressement et au stress, comme le métro le matin, les embouteillages, les grands magasins à Noël, etc. La lenteur accentuée de cet étrange personnage, qui comme un citoyen habituel réalise les mêmes gestes que tout un chacun, provoque diverses réactions, de l’incrédulité à la gêne (la lenteur devient un obstacle à l’empressement d’autrui), à la réflexion, au rire ou au doute (serait-elle folle ?).
Ces performances ont impliqué un travail sur le corps long et pénible, grâce à un entraînement visant à contrôler et ralentir chaque mouvement des muscles.
L’œuvre finale est une installation multimédia, bien que chaque vidéo soit également une œuvre autonome.
Les Amants
2005, Galerie Parisud, Paris (F)
Ce projet propose une réflexion à la fois sur l’ambiguïté de la différence entre « espace public » et « espace privé », mais aussi sur les dynamiques du rapport à l’autre, fait d’union, mais souvent aussi de mystère, d’inconnu et de méprise. C’est également une interrogation sur la cécité de l’amour et le pouvoir des sens.
La performance commence «par surprise» pendant l’inauguration de l’exposition (exposition Sexe et convenance, galerie Parisud, 22 septembre 2005), sans être annoncée, juxtaposant l’action artistique à la vie quotidienne et se confondant avec elle : il n’y a pas de différence entre le public et le couple de performers.
Progressivement les deux amants commencent à flirter de plus en plus avec la notion de décence. Les attitudes amoureuses communément admises dans un espace public laissent la place à des échanges ayant habituellement lieu en privé.
Quand le doute entre action spontannée et performance disparaît, mais que le scénario reste inconnu créant une situation ambiguë et embarrassante pour les visiteurs, le couple se met mutuellement une cagoule.
À ce moment, les deux acteurs construisent leur "espace privé". Avec la protection de cet espace intime, fait de "non voir", le couple s’effeuille, se dénude et s’enlace dans une danse érotique qui les emmène l’un vers l’autre.
Les deux corps sont nus, celui de la femme blanche, celui de l’homme noir, et leurs têtes sont couvertes de cagoules respectivement noire et blanche.
Tolérance, yin et yang, lumière et ombre, rapports entre les sexes, les races, les diversités, hommage à Magritte sont autant de réflexions portées par cette mise en scène, où la question centrale demeure toutefois pour chacun: où s’arrête la convenance ? Peuvent-ils et iront-ils, "en public" jusqu’à l’acte sexuel?
Ces corps nus qui s’enlacent, avec leurs têtes couvertes, ouvrent sur plusieurs interprétations et suggestions sur la nature de l’amour et des relations humaines. Les corps se retrouvent mais les visages ne se regardent pas, les corps se touchent mais les visages ne se connaissent pas, les sens sont en action mais la pensée se tait… l’union peut devenir totale, mais une partie reste cachée, rappelant le mystère de la rencontre.
La performance se termine par un rhabillage mutuel du couple : les deux performers se revêtent lentement, enlèvent leurs cagoules et se mêlent à nouveau à la foule du vernissage, comme un couple anonyme.
Vidéographie
Le mummie vincenti, Italia 1999, colori 13'10'' |
Performances, Italia, 2000, colori, 18'15'' |
Via d'uscita, Italia, 2000, colori, 13'00'' |
Polypolis Brussels, Italia, 2000, colori, 11'20'' |
Polypolis Bologna, Italia, 2000, colori, 13'10'' |
Polypolis Avignon, Italia, 2000, colori, 9'30'' |
Polypolis Prague, Italia, 2000, colori, 13'00'' |
Parto per AlphaOmega, Italia, 2001, colori, 3'15'' |
AlphaOmega, Italia, 2002, colori, 5'30'' |
Polypolis Frankfurt, Italia, 2002, colori, 8'3" |
Rimini Rimini, Italia, 2003, colori, 5'13" |
Il cieco di Gerico, Italia, 2003, colori, 11'42" |
Virus, Italia, 2004, colori, 11'20" i |
Virus tableaux vivants, Italia, 2004, colori, 4'12" |
AlphaOmega, Guardia, Italia, 2004, colori, 3'13" loop |
Ragnatelone, Italia, 2004, colori, 13'15 |
Sold Out, Italia, 2005, colori, 5'23" |
Passaggio, Italia, 2001-2005, colori, 5'23" |
Virus New York, Italia-Usa, 2005, colori, 14'50" |
Expositions personnelles et performances
2006 |
Galleries WeissPollack, New York, Etats-Unis |
2005 |
Liuba Redux, Spazio Ilop, Milan, italie |
2004 |
Art Basel, performance, Bâle, Suisse |
2003 |
Il cieco di Gerico, Placentia Arte, Piacenza, Italie |
2002 |
AlphaOmega, performance, Fine Arts Academy, Bologne, Ialie |
2001 |
Polypolis, Salara, Bologne, Italie |
2000 |
Polypolis, performances for European Cultural Capitals 2000, Bruxelle, Belgique; Avignon; Prague, République Tchèque; Bologne, Italie |
1999 |
C.R.T, Una mummia per la città, performance, in PoetAzione a cura di Nanni Balestrini e Michelangelo Coviello, Milan, Italie |
1998 |
Prima Rassegna Internazionale di Performance, Galassie tra le nebbie, performance, Viadana, Italie |
1997 |
Il campo delle fragole, performance, Passaggi, Bologne, Italie |
1996 |
Teatro Dehon, Blossom, esposizione e performance, a cura di Paolo Badini, Bologne,Italie |
1995 |
Asti, centro storico, Il linguaggio falta qualcosa, installazione, a cura di ufficio giovani artisti |
1994 |
Portici di San Luca, Bologna, Pellegrinaggio artistico multimediale, performance |
1993 |
Villa delle Rose, Bologna, installazione, a cura di Gianni Venturi |
Expositions collectives et projections vidéo
2006 |
Scope New York, PAM, videoproject curated by Lee Wells, New-York, Etats-Unis |
2005 |
Scope Miami, Galleries WeissPollack, New-York, galerie Parisud, Paris; Miami, Etats-unis ; ScopeHampton, galerie WeissPollack, South Hampton, Etats-Unis |
2004 |
Troubled Times, exhibition and performance, Civic War Museum, Trieste, Italie |
2003 |
Controlled revolution, Ex Ospedale Soave, Codogno, Italie |
2002 |
Luoghi di concentramento, exhibition and performance, ArtandGallery, Milan, Italie |
2001 |
ART TV, video, Matchmusic Satellite TV |
2000 |
Fiorile Arte, Bologna, 2 videoproiezioni, (con Sabrina Muzi), a cura di Roberto Vitali, Italie |
1998 |
Circolo Culturale Bertolt Brecht, Milano, Esperienze. Parole, colore, materia, a cura di Franco Migliaccio |
1997 |
rassegna estiva, installation et performance, Comune di Corsico, Italie |
1996 |
Castello Pasquini, Castiglioncello (LI), Poeti in visione, collettiva e performance, a cura di Bruno Sullo |
1995 |
Galerie Avida Dollars, Milano, Contemporanea-mente II |
1994 |
Centro giovanile Comunale, Budrio (BO), Giovani artisti bolognesi |
1993 |
Vicolo Bolognetti, Bologna,Via Irnerio 53. Evento collettivo di pittura, performance e poesia |
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“Milano Flash Art Fair: camere con vista” in Flash Art, n° 246, June-July 2004 |
“Milano Flash Art Fair: Rooms with a View” in Flash Art international, n°236, May-June 2004 |
“Speciale Emilia Romagna” in Flash Art,n° 244, Feb.-March 2004 |
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“Placentia Arte: video di Liuba “ in La Libertà, 6 dic. 2003 |
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Valerio Dehò, Lavori domestici, catalogue of the exhibition, Varese, Dec. 2002 |
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Giorgio Bonomi, Paraxo 2002, catalogue of the exhibition, June 2002 |
Fabiola Naldi, “Liuba” in Juliet, n° 105, dec. 2001 – Jan. 2002 |
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Bruno Sullo, Le mummie vincenti, text for the exhibition, Palazzo Marini, Comune di Rosignano Marittimo (LI), |
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Stefania Carrozzini, Polypolis, catalogue of the exhibition, Salara, Bologna, March 2000 |
“Vite inscatolate in un inutile valzer” in Il Domani, Cultura e Spettacoli, March 15th 2001 |
“Salara a tutta performance” in Il Resto del Carlino, March 15th 2001 |
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Roberto Vitali, “Le mummie vincenti” in Zero in condotta, December 1999 |
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“S-CATENARSI Arte e performance”, in Il Corriere della Sera, December 23rd 1998 |
“Azione- performance” in La Repubblica, December 23rd 1998 |
Franco Migliaccio, ESPERIENZE – Parole, colore, materia, text for the exhibition, Bertolt Brecht, Milano, March – April 1998 |
“Liuba Picini, teatro Out Off” in La Repubblica, February 20th 1996 |
“Teatro Out Off – Liuba Picini” in Il corriere della sera, February 20th 1996 |
Michela Mantovani, “Natura, gioco, sensualità, forme primitive” in Tunnel d’Arte, catalogue of the exhibition, Porlezza (Como) June – July 1996 |
Attilio Fortini, “Liuba Picini. Le parole – le immagini- il sentimento” in Torre civica di Sarnico, text for the exhibition, July 1996 |
Bruno Sullo, Liuba Picini, catalogue of the exhibition, Castello Pasquini, Castiglioncello, (LI), Jan.-Feb. 1996 |
Paolo Badini, “Blossom” in text for the exhibition, Teatro Dehon, Bologna, Jan.-Feb. 1996 |
“Esposizione di Liuba Picini” in La Repubblica Bologna, January 9th 1996 |
Andrea Sola “Milano: Cento Artisti sulla strada, contemporaneamente” Pandora, October 1994 |
“Pellegrinaggio poetico” in Il Resto del Carlino, September 8th 1994 |
“L’arte? Un aspetto di questo mondo” in Il Cittadino, December 4th 1993 |
“Lissone – Harta” in Il Corriere della Sera, December 17th 1993 |
“Spazio Arti visive Fratelli Rosselli” in Harta, n° 22, December 1993 |
“Bestie Uomini e Dei” in Harta, n° 22, for Bologna Sogna, Villa della Rose, December 1993 |
“Bologna, via Irnerio 53” in Harta n° 21, March 1993 |